Molotov dans un centre islamique

Molotov dans un centre islamique: accusé de cinq méfaits et d’incitation à la haine, René Daoust n’en est pas à ses premières frasques

L’homme arrêté avec un sabre devant un centre islamique alors qu’il s’apprêtait à y lancer un cocktail Molotov n’en est pas à ses premières frasques. René Daoust, qui est accusé de méfaits et d’incitation à la haine, avait été condamné le mois passé pour des menaces proférées contre des personnes anti-charte.

«C’est plate de se sentir obligé de prendre des moyens peu orthodoxes pour se faire entendre quand quelque chose ne tourne pas rond », avait confié l’accusé au Journal, quelques semaines après sa condamnation.

Daoust, 47 ans, qui se décrit comme un «anti-islamiste total», est cette fois accusé d’incitation à la haine, de méfaits, de menaces, de voies de faits contre un agent de la paix et de possession illégale d’arme.

Il fait face à 10 chefs d’accusations pour cinq événements différents qui auraient eu lieu entre le 8 avril et le 20 mai.

L’accusé avait été arrêté en flagrant délit dans la nuit de lundi à mardi, alors qu’il aurait été en train de commettre un méfait dans un centre islamique de Rosemont. Les policiers avaient dû utiliser un pistolet à impulsion électrique pour le maîtriser.

Et ses problèmes ne font que commencer, puisque celui qui se décrit comme un fervent militant pro-charte était en probation lors de son arrestation.

Le mois passé, il avait en effet écopé d’une sentence suspendue pour avoir proféré des menaces envers des manifestants anti-charte et contre Adil Charkaoui, le porte-parole du Collectif québécois contre l’islamophobie.

«Tes heures sont comptées, sale terroriste», avait écrit l’accusé sur Facebook.

Le centre islamique où a été arrêté Daoust était d’ailleurs relié à M. Charkaoui.

Pas repentant

Loin d’être repentant après sa première condamnation, René Daoust avait continué à déverser son fiel contre celui qu’il considère comme une menace.

«Je vais continuer à militer au maximum contre ce rat de société», avait juré Daoust au Journal, après qu’un juge lui eut interdit d’aller sur les réseaux sociaux.

Ironie du sort, à la suite de sa condamnation, Daoust disait aussi craindre d’être victime de représailles par des islamistes, qu’il n’hésitait pas à comparer aux Hells Angels.

C’est toutefois lui qui se retrouvera à nouveau dans le box des accusés. Il ne devrait toutefois pas comparaître ce mercredi, puisqu’il serait toujours à l’hôpital.

Obsession

Selon un proche de Daoust, ce dernier avait une obsession contre les islamistes.

«Il ne parlait que de ça depuis un an», a confié ce proche, qui ne souhaite pas être identifié.

Daoust participait ainsi à de nombreuses manifestations pro-charte, en plus d’être très actif sur les réseaux sociaux. Et comme il ne travaillait pas, il passait son temps sur internet, a expliqué le proche de l’accusé.

«C’est un activiste, René Daoust disait qu’il voulait faire ça pour aider la société», a-t-il confié.

Selon ce proche, Daoust aurait aussi des problèmes psychiatriques. Dans le passé, Daoust aurait suivi des cures de désintoxication, qui lui avaient permis d’arrêter de boire de l’alcool.

Il espère maintenant que les nouvelles accusations puissent faire du bien à Daoust.

«C’est peut-être une bonne affaire, mais c’est peut-être aussi le début de la fin», conclut ce proche.

via Molotov dans un centre islamique: accusé de cinq méfaits et d’incitation à la ha.

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